Cueillir des couleurs.

Pour profaner le brun, le sombre,
pour conjurer le gris cendre des tyrans planétaires,
le gris glauque de leurs pulsions morbides.



Ouvrir l’œil,
puis le laisser vagabonder,
se poser sur un mauve teinté de pourpre et d’or,
s’arrêter sur un vert de dentelle ciselée, sur le vernis de la pluie,
sur des fleurs qui ne deviendront pas fruits.
Tant qu’il y a de la terre sous nos pieds,
respirer.
