Ciel vide comme une menace,
soleil brûlant quand on l’aimerait caressant,
l’été est arrivé à toute vitesse et nous est rentré dedans.
Nous reste ce qui n’est pas encore grillé,
les minuscules marguerites que le printemps avait bien arrosées.

Nous reste la colère contre ceux qui détricotent les maigres avancées environnementales que d’autres
avaient tricotées avant eux, et qui agissent en criminels irresponsables contre cette planète et tout ce
qu’elle abrite de vie, nous compris.
La bêtise et la voracité des obsédés du profit sont sans limite.
Ils engloutissent la terre fertile, la paix, les océans et les enfants.
Les monstres ne sont jamais rassasiés, persuadés d’un pouvoir qu’il leur faut nourrir sans fin.
Alors la sobriété, le respect, la décence,
comment imaginer que ces mots puissent en eux faire sens ?
Nous restent les autres, les petits, les gentils, les douces, les vivantes au présent,
les plantes et les oiseaux, et tout ce que la femme et l’homme savent inventer de beau.
Ça ne suffit sans doute pas, mais c’est beaucoup si on sait regarder.
Nous reste la possibilité d’essayer.


Mon exposition Dans l’ombre est toujours visible (jusqu’au 18 septembre prochain) chez Marie Louise,
au 8 rue des Creuses à Saint-Étienne. (Attention, elle sera fermée ce vendredi 26 juin).

Et ce vendredi (26 juin), je participerai à ma toute petite mesure à deux évènements qui auront lieu
à Saint-Étienne, à quelques rues l’une de l’autre.
Au Local, je présenterai de la papeterie pour la mini-braderie, en attendant de rejoindre dès cet été la
boutique et les ateliers en tant que nouvelle occupante.
Un grand changement pour moi, nous fêterons ça en début d’automne !

À deux pas du Local, l’atelier céramique de Florence Bruyas fête ses vingt ans.
Ma bougie (et son bougeoir créé pour l’occasion) brilleront parmi des dizaines d’autres,
allumées spécialement pour l’évènement.
N’hésitez pas à préparer votre souffle et à y faire un saut !






















































